LUKAS RICHARZ

By 14 novembre 2011 Art, Artisanat No Comments

Voici quelques semaines que nous avons découvert le travail de Lukas Richarz et nous sommes littéralement tombés sous le charme. Le courant passant plus que bien entre lui et les membres de l’atelier, nous lui avons donné carte blanche pour nous offrir une petite réflexion sur le béton mais aussi sur notre matériau préféré le bois. Cet article est un bien bel exemple de rencontre numérique et d’association entre les matières.
Je vous laisse le plaisir de découvrir sa prose ainsi que quelques exemples de son travail où le béton prime mais pas que …
N’oubliez pas de vous rendre sur son site pour prendre plus amplement la mesure de son univers.

Bonne lecture.

« Le béton, un lobby devenu tendance. Le bois une tendance qui devien(t)dra un lobby ? Dans l’art, le béton est là depuis longtemps mais aujourd’hui plus que jamais, parce que c’est apparemment poétique de sortir ce matériau de maçon de son contexte ! Le bois ça sent bon et c’est relié à tous ces métiers au charme incontestable. C’est le vieux barbu qui rabote sa planche, qui ponce son bras de fauteuil, l’œil au ras de la courbe.

Tout ça c’est du cliché à haute teneur folklorique (car le 220V nous aura tous), mais pourquoi, tout en étant conscient de cela, s’abandonne-t-on à l’admiration de cette matière, pendant bien sûr que la déforestation bat à nouveau son plein en Amérique du sud ? Le fameux appel de la nature de London ? La poussière dans la barbe du jeune héros de Into the wild ? Tout ce que la plupart d’entre nous n’aura jamais la force d’approcher, la rudesse (mais la liberté) d’une vie simple. Alors je ronge mon frein sur une odeur, sur un toucher, sur un son simple et familier.

Peindre sur une planche de CP une voiture ou un toit, assembler des bouts de bois grossièrement entre eux pour en faire une lampe ou une table, c’est le meilleur moyen d’accumuler autour de moi ces objet dont la matière première est toujours autant mise en avant. Et pour tout dire la collection de bois flottés c’est pas mon truc. Contrairement à mes principes, je préfère Casto et sa belle planche qui attend que je la choisisse au bout du rayon. Et on verra, peut-être que dans un an elle me servira… Faut-il expliquer tout cela ? C’est plutôt sain d’aimer (raisonnablement) le bois, un amour aussi primaire que millénaire. Et en attendant, les virées en forêt sont encore celle que je préfère.

Bravo les suédois jaunes et bleus… contamination en cours. »

Lukas Richarz